Les défenseurs des droits de l’homme s’inquiètent d’une proposition d’amendement visant à lutter contre le désordre public

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Non aux arrestations arbitraires (Photo RTI)

Suite aux nombreuses bagarres collectives devant les clubs de nuit, la police criminelle propose d’amender le code pénal pour autoriser l’arrestation des groupes de trois personnes ou plus ignorant un ordre de dispersion.

Les représentants des groupes de défenseurs des droits de l’homme ont tenu aujourd’hui une conférence de presse pour s’opposer à tout amendement du code pénal dans ce sens. Wong Kuo-yan (翁國彥), président de l’association taiwanaise des droits de l’homme, a exprimé ses inquiétudes : « Selon l’orientation de l’amendement, la police pourrait abuser de la loi pour procéder à l’arrestation de la population. Cet amendement risque de nuire au droit au rassemblement des Taiwanais. J’attire l’attention de tous sur le fait que selon la proposition d’amendement de la police, il suffit que trois personnes soient ensemble pour qu’elles soient jugées comme se rassemblant. Si la police les croise dans la rue et les soupçonne de vouloir manifester, elle peut intervenir car ces personnes peuvent être considérées comme prises en flagrant délit. Si la loi est amendée dans ce sens, la police, les procureurs ainsi que les juges se retrouveront tous en situation de surmenage de travail. »

Les associations des droits de l’homme suggèrent aux autorités concernées de retirer la proposition d’amendement et de se focaliser sur l’amendement de la loi sur le rassemblement en vue de la rendre plus complète.