Le premier ministre répond aux députés au sujet des relations interdétroit

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Le premier ministre Su Tseng-chang (蘇貞昌) s’est rendu aujourd’hui au Yuan législatif pour répondre aux questions des parlementaires. (Image : RTI)

Le premier ministre Su Tseng-chang (蘇貞昌) s’est rendu aujourd’hui au Yuan législatif pour répondre aux questions des parlementaires. Une députée du People First Party (親民黨), un parti idéologiquement proche du KMT, a qualifié la relation interdétroit actuelle d’impasse du « zéro interaction », ce à quoi le premier ministre a répondu : « Ce n’est pas Taiwan qui n’interagit pas, mais plutôt la Chine qui cherche à absorber Taiwan, à envahir Taiwan. C’est pourquoi la garantie de la souveraineté de Taiwan est demandée unanimement par Taiwanais. Nous espérons une attitude bienveillante de la part de la Chine ».

Il a rajouté que la ligne politique interdétroit annoncée par la présidente en début d’année avait été largement approuvée par la population, et qu’il invitait les hommes politiques à considérer avant tout les intérêts de Taiwan.

« Le plan chinois « Un pays deux systèmes appliqué à Taiwan » a été mis en route. Pékin envisage d’ailleurs d’entamer des négociations sur la paix avec différents milieux de Taiwan. C’est comme si la Chine reprenait la tactique communiste du Front unique qui a été déployée lors de la guerre civile chinoise. Ayant la responsabilité de protéger 23 millions de citoyens, afin que tout le monde à Taiwan puisse, aujourd’hui, être en sécurité, nous devons fournir tous nos efforts afin que cette génération ne soit pas absorbée par la Chine ».

Enfin, la même députée a demandé à Su Tseng-chang son opinion au sujet du dit « consensus de 1992 », une expression formée par le président de la Commission des affaires interdétroit Su Chi (蘇起) avant que ce dernier avoue, en 2006, l’avoir inventée. Le premier ministre a botté en touche et a déclaré que les dirigeants chinois avaient, de toute manière, leur propre vision de ce qu’implique « une Chine, deux systèmes ».