Le sculpteur taiwanais Kang Muxiang (康木祥) expose à New York

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Renaissance, une sculpture en câble de Kang Muxiang (photo : CNA)

Né à Miaoli en 1961, Kang Muxiang était à l’origine spécialisé dans la sculpture en bois. Il a loué un bureau dans la tour Taipei 101 en 2012. Un an plus tard, la direction de ce gratte-ciel l’a invité à réfléchir sur des possibles utilités artistiques des câbles retirés de ses ascenseurs. Cette invitation a conduit Kang Muxiang à un nouvel horizon.

Kang Muxiang avec son oeuvre « Taiwan Ru-yi » (source : wikimedia)

Taipei 101 dispose d’une soixantaine d’ascenseurs dont quatre sont classés actuellement au 4e rang mondial en ce qui concerne la vitesse. En une minute, ils peuvent grimper 1 010 mètres. Pour la sécurité des innombrables personnes qui les empruntent, toutes les quelques années, il faut changer totalement leurs câbles bien qu’ils aient encore l’air très solide. A chaque remplacement est retirée une très grande quantité de câbles, classés comme déchets. Taipei 101 a ainsi mis à la disposition de Kang Muxiang 480 km de câbles retirés lors du remplacement en 2010.

Le nettoyage pour redonner l’éclat métalique aux câbles était une énorme tâche. Kang Muxiang a invité une douzaine de prisonniers à l’aider dans ce travail afin qu’ils puissent aussi assisster avec lui à la renaissance de ces câbles usés. D’ailleurs, c’est pourquoi, il a nommé « Reconnaissance » sa toute première création en câble.

Une autre grande difficulté à laquelle a fait face le sculpteur est : comment créer la souplesse aux câbles extrêmement durs afin qu’ils puissent être modelés et donner des formes arrondies ? Alors, il s’est transformé en soudeur.

Après s’être présenté dans plusieurs villes européennes, y compris Paris, maitenant, Kang Muxiang est accueilli à New York. Sept sculptures massives sont exposées dans le Garment District à Manhattan du 17 mai au 15 septembre. Elles s’intitulent en anglais « Twin Life », « The Worried Whale », « Ru-yi Life », « Regeneration », « Infinite Life », « Ignore Me » et « Serenity ».

Kang Muxiang avec son oeuvre « Renaissance » (photo : CNA)