Quand la margose de montagne devient un soin possible d’avenir contre le cancer…

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La margose de montagne ou le concombre amer de montagne est un légume souvent peu apprécié des petits comme des grands. Selon le Bencao gangmu, le recueil de médecine chinoise rédigé par Li Shizhen au XVIe siècle, le concombre amer est un aliment froid capable d’absorber le feu du corps, de lutter contre la fatigue ou de préserver la vue. C’est donc un aliment à consommer selon les conditions du corps de chacun. Mais du point de vue de la médecine actuelle, les recherches ont annoncé des effets intéressants.

La prévention contre l’athérosclérose, la régulation de la glycémie, les activités antidiabétiques, antioxydantes, anti-inflammatoires ou anticancéreuses font toutes de ce légume de la famille des Cucurbitaceae un légume de plus en plus recherché. Huang Ching-chen, professeure associée en agrochimie de l’Université nationale de Taiwan, a observé qu’en plus des activités anti-inflammatoires, ce légume rend actif le PPAR, c’est-à-dire le récepteur activé par les proliférateurs de peroxysomes qui appartient à un groupe de récepteurs nucléaires largement répandus dans l’organisme jouant un rôle important dans le métabolisme des acides gras, l’inflammation et le développement embryonnaire.

Les chercheurs d’une équipe nationale ont déjà identifié la présence des triterpénoides, des saponines ou des protéines. Après des tests sur les animaux, les chercheurs ont lancé des tests cliniques vers la fin de l’année dernière dans le but d’observer les effets possibles de lutte contre le cancer.