Tuerie à l’aveugle dans le métro de Taipei

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En mai 2014, Cheng Chieh, un Taiwanais âgé de 21 ans, a poignardé des passagers au hasard à l’aide d’une arme blanche dans une rame du métro de Taipei en circulation. Son acte proche de la folie a provoqué la mort de quatre personnes et fait 23 blessés. Alors que le souvenir de cette attaque sans précédent est encore bien présent dans les mémoires des Taiwanais, hier soir, une nouvelle série d’attaques est survenue à la station Zhongshan du métro de Taipei.

Egalement doté d’une arme blanche, Kuo Yen-jun a choisi le jour de son 27ème anniversaire pour attaquer au hasard les passagers du métro. Le bilan de cette tentative de meurtre est de quatre blessés, tous dans un état stable à présent. Kuo Yen-jun a été maîtrisé par les forces de l’ordre dans les trois minutes suivant le début de son acte sanglant. Il a ensuite indiqué à la police être victime du chômage de longue durée. Aujourd’hui, la ville de Taipei et le Nouveau Taipei ont dépêché les agents de police pour renforcer la surveillance des 25 principales stations du réseau du métro. Le maire de Taipei Ko Wen-je a de son côté souligné l’importance d’instaurer un système pour surveiller l’état de santé psychologique des personnes comme l’a expliqué Hsu Li-min, directeur des affaires sociales de Taipei : « On retrouve des éléments similaires dans les attaques perpétrées au hasard. C’est le cas du chômage de longue durée, de la toxicomanie ou encore de l’instabilité familiale. La cruauté envers les animaux, certains types de discours ou les comportements destructeurs sont des éléments de facteurs à risques. Nous avons déjà discuté avec le monde académique et les acteurs sur le terrain pour étudier la possibilité d’effectuer un dépistage de ces facteurs. Nous étudions la possibilité d’établir un mécanisme de surveillance selon le niveau de facteurs à risques de chacun. » La société gestionnaire du métro de Taipei a indiqué avoir recruté des agents de sécurité dans les stations à la suite de l’attaque de 2014. Chaque station dispose au minimum d’un agent. La station Zhongshan, scène de cette attaque compte quant à elle trois agents.