La position du ministère de l’éducation, toujours aussi ferme en matière de programmes d’histoire-géo du niveau lycéen

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Alors que les manifestations se poursuivent devant le ministère de l’éducation dans le but de s’opposer à la réforme des programmes scolaires, le ministre de l’éducation, Wu Se-hwa, a réitéré sa position ce matin au micro de Radio Taiwan international. Il refuse notamment de retirer les manuels scolaires déjà imprimés : « Strictement parlant, le contenu des manuels scolaires de la nouvelle version ne pose aucun problème que ce soit sur le fond ou sur le plan procédural. Son problème provient du fait que la nouvelle version des programmes est conçue selon une perspective historique différente de l’ancienne version. J’estime qu’aucune de ces deux perspectives historiques n’est suffisamment représentative de la voix de Taiwan. C’est pour cette raison que nous voulons faire face aux différends au sein de la société en les incorporant dans les supports éducatifs complémentaires, et que cela soit pris en compte dans l’enseignement. J’estime qu’il s’agit d’un acte plus positif. » Par rapport au dossier de l’arrestation de 33 personnes qui sont entrées par effraction dans les bureaux du ministère de l’éducation la semaine dernière, le ministre de l’éducation a précisé que les plaintes ne sont pas encore formulées contre les élèves et les étudiants manifestants. La position du ministère est de ne pas chercher la responsabilité judiciaire des lycéens. Cette position est également valable envers les étudiants prêts à reconnaître avoir commis des actes inappropriés. Les 24 lycéens et étudiants interpelés la semaine dernière ont réagit aux propos du ministre en lui demandant de ne pas les disloquer. Les programmes d’histoire-géo réformés du niveau lycée ont été adoptés au début de l’année. Par la suite, un tribunal administratif avait jugé qu’il y avait un vice de procédure dans l’adoption de cette réforme. Les opposants demandent à ce que ces programmes soient retirés, une réclamation refusée jusqu’à présent par le ministère de l’éducation.