Le maire de Tainan est mis en accusation par la branche du contrôle

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Avec sept voix pour et deux voix contre, la branche du contrôle a mis en accusation aujourd’hui Lai Ching-te, le maire de la supermunicipalité de Tainan en déclenchant une procédure de destitution à son égard. Son dossier est désormais envoyé à la commission des sanctions disciplinaires des employés de la fonction publique qui décidera du sort de ce maire réélu à la fin de l’année dernière. Lai Ching-te ainsi que l’ensemble de son cabinet boycotte le conseil municipal depuis le début de son nouveau mandat. Ce boycott concerne Lee Chuan-chiao du Parti au pouvoir élu conseiller à Tainan aux mêmes élections. Il a par la suite été élu au poste du Président du conseil municipal alors que l’opposition y détient la majorité. Les procureurs ont déjà intenté un procès contre Lee Chuan-chiao pour invalider son élection au conseil municipal pour cause de corruption. Ce boycott a cependant fait intervenir la branche du contrôle qui habituellement ne détient aucun pouvoir en politique locale. Chang Gui-mei, une membre du Yuan de contrôle a souligné que les maires des villes relevant du gouvernement doivent être encadrés par la loi sur le service des employés de la fonction publique : « A présent, l’application de la loi sur le service des employés de la fonction publique est très claire. Conformément à cette loi, tous les employés de la fonction publique, quelque soit la nature de leur travail, sont sujets à l’application du pouvoir de la mise en accusation. Par ailleurs, la loi sur le service des employés de la fonction publique ne prévoit aucune clause conditionnelle ni exception à leur sujet. Par conséquent, les responsables locaux démocratiquement élus ne peuvent pas bénéficier d’une quelconque immunité. » Lai Ching-te a de son côté jugé cette décision ainsi que l’intervention de la branche de contrôle inacceptable.