Des groupes civils demandent des excuses du Japon à la mémoire des femmes de réconforts

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Hier au soir s’est tenu à Taipei, non loin du bureau de représentation du Japon à Taiwan, une manifestation réunissant plusieurs groupes ayant tous répondu à l’appel de la fondation de Taipei pour le secours des femmes en cette journée de commémoration pour les femmes de réconfort. Ils ont demandé des excuses officielles de la part du Japon pour avoir forcé plus de 2000 femmes taiwanaises à devenir des esclaves sexuelles pour l’armée impériale au cours de la seconde guerre mondiale, des femmes que l’on appelle « femmes de réconfort ».

Comme l’a fait remarquer Kang Shu-hua, directrice exécutive de la fondation : « Il ne reste que très peu de femmes de réconfort encore vivante, et nous espérons que le gouvernement japonais puisse exprimer des excuses officielles avant que celles-ci soient toutes disparues. » Ce mécontentement de la part des groupes luttant pour la protection des droits des femmes vient en réponse au discours prononcé par Shinzo Abe, le premier ministre japonais, à l’occasion des 70 ans anniversaire de la fin de la seconde guerre mondiale. Sans utiliser les mots « femmes de réconforts », il a expliqué que son peuple garderait gravé dans son coeur les nombreuses femmes aux honneurs et dignités salies au cours des guerres du 20ème siècle.

Cette remarque est trop générale et ne contient pas de vraies excuses, d’où la demande réitérée par la fondation de Taipei pour le secours des femmes, qui essaie aussi depuis plusieurs années sans succès d’obtenir des compensations du gouvernement japonais pour ces femmes. Les personnes qui étaient présentes à l’événement hier soir ont observé une minute de silence à la mémoire de ces femmes forcées à se prostituer durant la guerre. La journée de commémoration du 14 août est célébré dans différents pays d’Asie de l’Est comme la Corée du Sud, la Chine, l’Indonésie et les Philippines.