Hsia Li-yan devant le parlement pour évoquer la rencontre des deux présidents

25

La Commission ministérielle des Affaires continentales a aujourd’hui fait aux parlementaires un rapport détaillé de la rencontre des deux chefs d’Etats et des discussions ayant eu lieu à huis clos entre Ma Ying-jeou et Xi Jinping. Il s’agissait, rappelons-le, de la première rencontre entre les présidents chinois et taiwanais depuis la fin de la guerre civile chinoise en 1949 et le retrait des troupes du Kuomintang à Taiwan.

 

Présent aujourd’hui au parlement, Hsia Li Yan a stipulé que Ma Ying-jeou avait rappelé clairement au président Xi Jinping que le consensus de 1992 permet l’interprétation unilatétale de la signification de « une seule Chine ». Hsia Li-yan a déclaré : « En novembre 1992, les deux rives sont arrivées à un arrangement, le consensus de 1992. Au coeur de cet arrangement on retrouve pour les deux rives du détroit le principe d’une seule Chine. Une telle idée peut contenir l’interprétation de chacun. C’est cela qui est signifié par l’expression une Chine, chacun son interprétation. Selon nous, il ne s’agit en aucun cas d’évoquer la présence de deux Chines, ou encore un Taiwan et une Chine avec l’indépendance de Taiwan. En effet, la constitution de la République de Chine ne le permet pas. Cette position est très claire et elle est approuvée par la majorité de l’opinion publique taiwanaise. » Selon l’interprétation de Taipei, « une Chine » se réfère à la gouvernance de la République de Chine à Taiwan.

 

La réponse de Hsia Li-yan vient après de nombreuses critiques de la part des médias et de la population concernant l’utilisation par Ma Ying-jeou de l’expression « une Chine » samedi devant Xi Jinping et les médias présents en omettant la seconde partie « chacun son interprétation » qui y est communément apposée par les politiques taiwanais. Pour Hsia Li-yan, cette critique est injuste car il était entendu préalablement de garder cette partie pour les discussions privée entre les deux dirigeants.