La justice taiwanaise se défend d’être sous influence politique concernant la possible amnistie de l’ex-président Chen Shui-bian

22

Suivant l’appel de la fondation de l’alliance des professionnels médicaux de Taiwan d’amnistier l’ancien chef d’Etat Chen Shui-bian [陳水扁], l’ancienne Vice-présidente Annette Lu [呂秀蓮], la maire de Kaohsiung Chen Chu [陳菊], le maire de Taipei Ko Wen-je [柯文哲], ainsi que d’autres figures politiques ont émis à leur tour la même demande. Un ancien député, Lin Cho-shui [林濁水], a considéré quant à lui que si l’on accorde le pardon à Chen Shui-bian, il convient d’employer l’amnistie et non la grâce. Le vice-ministre de la Justice Lin Hui-huang [林輝煌] a déclaré aujourd’hui que l’amnistie concerne l’ensemble des accusations d’une personne donnée et efface à jamais toute condamnation, tandis que la grâce est un pardon qui efface l’exécution de la peine mais pas la condamnation. Ce dernier a précisé que seul le président possède le droit de pardon et que le ministère de la justice n’avait jusque là jamais soulevé ou proposé quoi que ce soit en ce sens au chef de l’Etat.

 

Sur la question de l’ex-président Chen Shui-Bian, le vice-ministre de la Justice a avancé qu’il n’était pas en mesure de parler à la place du président Ma Ying-jeou. Le 13 mai prochain, la Cour suprême réouvrira le dossier de l’ex-président Chen Shui-bian concernant son utilisation des fonds présidentiels spéciaux. Certains y voient là le résultat de forces politiques en oeuvre mais le vice-ministre de la justice a déconseillé quant à lui toute association à des idées politiques. En tant qu’homme de droit, il se doit d’exhorter la société à faire confiance à la justice. Il a ajouté que la justice possède des mécanismes de contrôle interne et qu’il ne croyait pas à l’existence de forces d’influence invisibles.