L’arrestation du chalutier taiwanais par les Japonais est jugée irrationnelle par le premier ministre

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Un jour après l’arrestation d’un chalutier taiwanais par les gardes-côtes japonais survenue à 150 milles marins de l’atoll japonais Okinotorishima, la diplomatie taiwanaise déclare que des négociations sont menées simultanément à Tokyo et à Taipei en vue d’éviter des incidents similaires à l’avenir.

 

La diplomatie taiwanaise, via sa porte-parole Elenaor Wang (Wang Pei-ling 王珮玲), a mis l’accent sur le respect du droit de navigation et à la pêche de tous les pays tant que le statut de l’atoll Okinotorishima n’est défini à l’échelle internationale : « Nous estimons que tant que la Commission des limites du plateau continental n’a pas abouti à une conclusion concrète sur le statut de l’atoll Okinotorishima, le Japon se doit de respecter le droit des navires taiwanais et ceux des autres nationalités à naviguer et à pêcher dans des eaux contestées. »

 

De son côté, le premier ministre Chang San-cheng (張善政) a jugé irrationnelle la définition japonaise de ces eaux aux alentours de l’atoll Okinotorishima. Le propriétaire du bateau qui (avait)a versé une caution correspondant à la somme de 48 000 euros réclamés par les gardes-côtes japonais a vu son bateau libéré dans l’après midi. Le premier ministre a déjà chargé la diplomatie d’ envisager les possibilités de récupération de ces 48 000 euros.