Taiwan va faire respecter son droit de pêche en haute mer

28

Le Président Ma Ying-jeou (馬英九) a reçu aujourd’hui une délégation philippine, l’occasion de revenir sur l’affaire de l’atoll Okinotorishima avec l’arraisonnement controversé d’un chalutier taiwanais par les gardes-côtes japonais.

 

Après avoir condamné l’attitude du Japon, Ma Ying-jeou a répété aujourd’hui la violation par le Japon du droit international et de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer en définissant l’atoll Okinotorishima comme une île en comptant les extensions artificielles de ce récif qui ne compte à la base que 9 mètres carrés : « Même si vous construisez davantage, cela ne deviendra pas pour autant votre territoire mais demeurera seulement un artefact humain. Sa seule fonction est d’offrir une zone de sécurité de 500 mètres. Il s’agit d’une zone de sécurité, pas d’eaux territoriales. Elle permet uniquement d’empêcher les autres de le heurter. Or, le Japon prétend à une zone économique exclusive de 200 milles marins et a arraisonné notre navire de pêche en réclamant le versement d’une caution pour libérer l’équipage et le bateau. Nous trouvons cela vraiment irrationnel. »

 

Préconisant avant tout liberté de pêche dans la zone, Ma Ying-jeou a demandé aux gardes-côtes taiwanais de dépêcher des patrouilles pour assurer la protection des pêcheurs taiwanais dans leur travail. Les gardes-côtes ont d’ailleurs déterminé aujourd’hui un programme de protection renforcée des chalutiers taiwanais à partir du 1er mai prochain.