Chen Shui-bian n’a pas enfreint les clauses de sa liberté conditionnelle

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L’ancien chef d’Etat Chen Shui-bian, actuellement en liberté conditionnelle, s’est rendu samedi 4 juin au banquet organisé en son honneur par la fondation Ketagalan. Il est resté quelques temps avec ses sympathisants pour discuter dans une salle privée, et a quitté les lieux sous bonne garde, affichant durant tout le processus un visage de marbre et sans prononcer un mot. L’ex-président a-t-il respecté les clauses de sa liberté conditionnelle fixées par l’autorité pénitenciaire de Taichung ? Aujourd’hui, en marge d’une séance questions-réponses au parlement, le ministre de la justice Chiu Tai-san [邱太三] a déclaré dans une interview qu’il revenait à l’autorité pénitenciaire de Taichung de juger si le président avait enfreint ou non le cadre de sa liberté conditionnelle.

 

La prison de Taichung a publié peu après un communiqué indiquant qu’elle avait envoyé des agents afin de suivre le déroulement de l’évènement. L’ex-président s’est entretenu avec des amis dans une pièce à l’écart du banquet principal et aucun média n’a été autorisé au sein de la pièce. L’autorité pénitenciaire a donc jugé que puisque la rencontre entre Chen Shui-bian et ses amis était privée, qu’il ne s’était pas exprimé publiquement devant les médias, et qu’il était accompagné en permanence par du personnel médical, il n’y avait pas eu d’infraction au cadre de sa liberté conditionnelle.