L’impasse interdétroit : Tien Hung-Mao espère que d’autres solutions sont possibles

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Tien Hung-Mao [田弘茂], le futur président de la SEF (Fondation pour les échanges interdétroit), a accepté ce matin une interview des médias. Il a ainsi révélé qu’en 1973, il s’était déjà rendu en Chine au moment de la révolution culturelle pour mener une enquête sur la population chinoise. Il y était alors resté cinq semaines et avait visité plus d’une dizaine de communes populaires. En 1993, il était retourné à Pékin et avait, par le biais de Wang Zhaoguo [王兆國], rencontré le leader du Parti Communiste Jiang Zemin [江澤民], s’entretenant avec lui pendant presque deux heures.

 

Interrogé par les médias pour savoir si ceci serait un atout en tant que président de la SEF, Tien Hung-mao a répondu « probablement ». En effet, selon lui, le choix des personnes autorisées à rencontrer le leader du parti en Chine est un sujet pris très au sérieux. Après l’annonce du nouveau président de la SEF par le palais présidentiel, Zhang Zhijun, le directeur du bureau chinois des affaires taiwanaises, a réagi en déclarant que la reprise des discussions interdétroits n’était pas une question de personne mais dépendait d’une base politique et d’un consensus. Il a ajouté que si la SEF souhaitait rétablir les processus de communication, il faudrait que le gouvernement adhère au consensus de 1992.

 

Tien Hung-mao a déclaré : « Est-ce que cela représente entièrement la position du plus grand leader du parti communiste ou y-a-t-il d’autres alternatives, nous ne le savons pas. Mais j’espère qu’il y a d’autres solutions pour communiquer et arriver à se respecter mutuellement. J’espère que nous pourrons adopter une attitude plus amicale pour faire face à ce problème. »

 

Selon Tien Hung-mao, le leader du parti communiste chinois a déclaré de manière répétée que le chemin pacifique entre les deux rives ne devait pas être détruit, et que pour qu’il le ne soit pas, il fallait de la compréhension mutuelle. Tien Hung-mao a ajouté qu’il espérait que les relations actuelles n’empireraient pas davantage et que certains problèmes administratifs pourraient être réglés, comme le protocole bilatéral de lutte contre le crime.