La surveillance des produits importés japonais continue

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Alors que la population s’inquiète récemment suite au possible retrait de l’interdiction d’importation de produits alimentaires japonais provenant de préfectures affectées par les radiations, le ministère de la santé de Taiwan a déclaré qu’il continuerait de mener une surveillance rigoureuse sur les produits importés du Japon afin d’assurer la sécurité des consommateurs. Le ministère a fait un rapport aujourd’hui devant un comité législatif sur la question. Les produits alimentaires provenant de 5 préfectures au Japon dont Fukushima ont été suspendues le 25 mars 2011 suite à l’entrée en fusion de réacteurs à la centrale nucléaire Fukushima. A l’heure actuelle, le contrôle s’applique selon le lieu de production, mais le ministère souhaiterait le mener en fonction des risques que pourraient représenter les produits.

 

Chen Chi chong [陳吉仲], vice-président de la commission ministérielle de l’agriculture a donné des explications : « A l’avenir, nous souhaitons effectuer une surveillance sur la base de produits à haut risque. Cette manière de procéder consiste à renforcer les contrôles et à importer en toute sécurité, c’est à dire que les produits à haut risque sont interdits à l’import tandis que les produits à faible risque doivent être accompagnés d’un certificat d’origine, d’un examen mesurant la radioactivité, et subir un contrôle aléatoire par la douane. »

 

A la fin du mois d’octobre, des inspections menées sur l’ensemble des articles japonais importés se sont révélées en conformité avec les nouvelles règlementations selon le rapport du ministère. Ce dernier a rapporté que conformément aux statistiques fournies par le Japon, sur 260 538 échantillons inspectés en 2015, seulement 279, soit 0,1%, ont révélé un niveau excessif de radioactivité. Selon des sources médiatiques, depuis l’investiture de la présidente Tsai Ing-wen, différents groupes japonais ont demandé à ce que l’interdiction concernant les produits japonais soit levée. Certains membres du Parlement pensent qu’il s’agit de la raison pour laquelle les négociations maritimes de lundi dernier n’ont rien donné.