Le Parlement facilite la procédure de révocation des fonctionnaires

24

La branche législative a adopté aujourd’hui en troisième lecture l’amendement de la loi sur l’élection et la révocation des fonctionnaires qui devrait faciliter la procédure de révocation. A l’avenir, tout projet de révocation ou de destitution pourra être soulevé d’abord par 1% de l’ensemble des électeurs au lieu des 2% actuels. Ensuite, l’initiateur du projet doit recueillir la signature de 10% des électeurs, cette barre étant à présent limitée à 13%.

Après le vote, la révocation sera acquise à deux conditions : tout d’abord, il faut qu’il y ait une majorité simple. Ensuite, la révocation doit être exprimée par plus d’1/4 des électeurs de la circonscription d’origine du fonctionnaire. Si certains partis politiques prônent encore plus de facilité dans cette procédure, la député Chen Yi-Chieh (陳怡潔) du Parti pour le peuple s’est opposée à une trop grande souplesse : « Si le seuil de révocation est trop faible, la lutte entre les deux camps politiques n’ira qu’en empirant. La partie ayant perdu les élections peut soulever un projet de révocation tout juste un an après l’élection, la société en subirait encore plus de déchirures. Le parti au pouvoir et l’opposition s’accordent sur l’assouplissement du seuil de révocation, mais ils acceptent un seuil minimum fixé à un quart des suffrages exprimés des électeurs de la circonscription du fonctionnaire en question. Si le seuil est plus faible, voire supprimé ou bien si la révocation peut être validée par une majorité simple, alors les luttes répétitives précédemment évoquées seront inévitables. »

Les députés ont supprimé également aujourd’hui l’interdiction de toute campagne en vue de favoriser ou d’obstruer une révocation.