La situation diplomatique de Taiwan est sous contrôle

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Le ministre des affaires étrangères David Lee s’est exprimé aujourd’hui suite à la rupture diplomatique récente entre Taiwan et Sao Tomé-et-Principe. Ce dernier a expliqué que deux facteurs avaient conduit à cette rupture. D’une part, la partie taiwanaise ne pouvait pas se résoudre à accepter de céder sans broncher les sommes conséquentes que demandait son ex-allié, et d’autre part, la puissance financière et politique de la Chine en Afrique étant très importante, il était difficile pour cet état de résister à la tentation. Ce matin à Pékin, les chefs de la diplomatie de la Chine et de Sao Tomé-et-Principe ont signé un communiqué conjoint proclamant le rétablissement des relations officielles entre les deux gouvernements.

 

Concernant la visite de la présidente Tsai Ing-wen au Nicaragua en janvier prochain et les soupçons d’une potentielle crise diplomatique, le ministre des affaires étrangères a souligné que les relations entre les deux Etats étaient stables. Quant aux autres pays, le ministère est en mesure de gérer la situation à l’heure actuelle a-t-il précisé : « La pression est là en permanence, mais tous les membres du ministère se battent sans relâche. Bien que nous ne puissions pas donner de garantie, nous devrions être en mesure de stabiliser la situation pour le moment. »

 

Quant aux articles rapportant que le Vatican pourrait lui aussi nouer prochainement des relations diplomatiques avec la Chine, le ministre a répondu que ces derniers ne faisaient que répéter du déjà vu, soulignant qu’il restait de nombreux problèmes non résolus entre le Vatican et Pékin. En dehors de la question de la nomination des évêques, il faut également tenir compte des membres du clergé emprisonnés sur le continent ainsi que l’interprétation divergente de la liberté religieuse.