Les professeurs de NTU coupables de plagiat lourdement sanctionnés

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L’affaire du plagiat de thèses par plusieurs universitaires taiwanais a fait grand bruit en novembre 2016. Après 4 mois d’enquête administrative conduite par le ministère de l’éducation et celui des sciences et technologies, les résultats et sanctions ont été annoncées aujourd’hui.

 

Du côté du ministère des sciences, sur les 18 documents et thèses passées au crible, 11 ont retenu l’attention des enquêteurs qui estiment qu’elles impliquent un violation de l’éthique académique. Eu égard aux conclusions de cette enquête, des sanctions ont été prononcées à l’encontre de huit professeurs incriminés.

Directement mis en cause, le professeur Kuo Min-liang (郭明良) qui dirigeait l’équipe de recherche de l’Université nationale de Taiwan impliquée dans le scandale s’est vu infliger la sanction la plus lourde, comme l’a indiqué Lin Guang-hong (林廣宏), du ministère des sciences et technologies : « Kuo Min-liang a violé un total de huit documents. Ces violations de l’éthique académique relèvent de deux sortes. La première est un plagiat, la deuxième relève d’une mauvaise direction et d’un mauvais suivi. Quant aux sanctions, la première est une suspension de dix années. Pendant toute la durée de cette suspension, aucune demande de subvention ne pourra être formulée auprès du ministère des sciences et technologies. »

Dans le même temps, le ministère demande un remboursement des subventions versées de 2005 à 2016 à l’ensemble des huit professeurs impliqués, ce qui représente une somme totale de 3,457 millions de dollars taiwanais, soit environ 104 800 euros.

 

De son côté, le ministère de l’éducation a examiné 17 documents avec le même constat de violation de l’éthique académique concernant 9 thèses impliquant 11 professeurs, sachant qu’il reste encore un document à éclaircir.

Enfin, le ministère de l’éducation a décidé de couper les subventions accordées à l’Université nationale de Taiwan dès cette année avec un manque à gagner de 54 millions de dollars taiwanais, soit 1,64 millions d’euros, jugeant insatisfaisante la gestion du scandale par l’Université.

 

Le président de l’université, Yang Pan-chyr (楊泮池) co-auteur de plusieurs documents concernés a déjà annoncé qu’il quitterait son poste en juin, à la fin de son mandat.