Au moins 800 000 hectares de terres devraient revenir aux aborigènes de Taïwan

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Le 18 février dernier, la commission ministérielle des affaires aborigènes a promulgué des règlementations relatives à la définition des frontières des territoires aborigènes. A cette occasion, une partie des populations indigènes avait fortement protesté contre le fait que la réattribution de 800 000 hectares de territoires traditionnels aux aborigènes ne comprenait pas les terrains privés. Selon les opposants, cet élément limiterait leur souveraineté et fragmenterait leur territoire, mais selon le président de la commission Icyang Parod [夷將‧拔路兒], il s’agit d’un énorme pas en avant.

 

Aujourd’hui, ce dernier s’est exprimé lors d’un examen de la loi en question par le Parlement : « Selon les réglementations promulguées, il sera possible de retourner progressivement aux aborigènes au moins 800 000 hectares de terres traditionnelles, ce qui correspond à près d’un quart de la superficie de Taïwan. Il s’agit d’un progrès énorme en matière de terres traditionnelles depuis la mise en vigueur de la loi fondamentale sur les aborigènes. »

 

Icyang Parod a également expliqué qu’après la promulgation de la loi, tout projet de construction, d’investissement ou d’utilisation de ressources naturelles situé sur des terres traditionnelles devra obtenir le consentement des populations aborigènes. Bien que les propriétés privées situées sur ces terres traditionnelles ne seront pas concernées par la loi, notamment car cela serait contraire à la Constitution taïwanaise, il a souligné qu’il s’agissait d’un grand pas en avant pour la protection du patrimoine et de l’environnement.