Des immigrés de Taïwan sortent un album musical relatant leur histoire

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Un groupe de femmes immigrées à Taïwan a dévoilé un album intitulé « je n’ai pas envie de vagabonder » sorti aujourd’hui dans l’espoir de permettre à la société taïwanaise de mieux les comprendre grâce à la musique. Cet album, dans lequel les artistes relatent leur histoire dans le but d’être mieux compris, a mis deux ans avant d’être achevé grâce à l’aide d’immigrés de seconde génération et de musiciens. Il comprend des morceaux chantés en six langues différentes, dont le vietnamien, l’indonésien, le cambodgien et le thaïlandais. Parmi les personnes ayant participé à cet album, Lee Pei-hsiang [李佩香] a donné sa vision de ce travail : « Avec cet album, nous espérons montrer le processus des étapes de l’immigration, depuis le point d’arrivée jusqu’à plus tard, depuis le mal du pays jusqu’à l’intégration et au désir de créer un enracinement. »

 

Selon la directrice de l’association TASAT et professeur à l’université Shi Hsin Hsia Hsiao-juan [夏曉鵑], les immigrés exprimaient autrefois surtout leur mal du pays, mais cet album porte davantage sur un désir d’enracinement, un désir souvent non satisfait en raison de politiques gouvernementales non complaisantes qui leur donne un sentiment d’être des vagabonds.