Le président de Foxconn critique le manque d’efficacité de l’administration taïwanaise

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Le président du groupe Foxconn Terry Gou a exprimé sa frustration face à l’inefficacité du gouvernement de Taïwan pour approuver un projet majeur de construction ce mardi, disant au passage « qu’à moins que cela ne soit absolument nécessaire », il « ferait de son mieux pour ne pas revenir à Taïwan ». Ce dernier se plaignait du début d’un projet visant à construire un centre médical moderne à Taipei qui aurait été retardé à maintes reprises en raison de la bureaucratie lourde de l’île.Le PDG a souligné que si Taïwan n’améliorait pas son efficacité administrative, l’île tomberait très loin derrière les Etats-Unis.

 

Terry Gou a fait ses remarques lors d’une cérémonie de lancement de la construction du centre avancé de traitement contre le cancer de l’hôpital de l’université de Taïwan financé par Foxconn. En réponse, un haut responsable du ministère de la santé a déclaré que l’équipe de gestion du projet a demandé à plusieurs reprises des modifications de la conception du centre et d’autres détails mais que « les demandes ont toujours été approuvées en moins d’un mois environ ».

 

Shih Chung-liang (石崇良), directeur du département des affaires médicales du ministère, a souligné que la première demande d’établissement du centre leur est parvenue en 2009, recevant l’approbation l’année suivante. Une demande supplémentaire visant à établir des unités avancées de traitement du cancer en mai 2013 a également été approuvée en octobre de la même année. Shi Chung-liang a déclaré accepter humblement les critiques de Terry Gou et promis de se remettre en question, mais a ajouté que son ministère n’était peut-être pas la cible visée par les critiques du PDG.

 

Chen Tain-jy (陳添枝), ministre du développement national, a quant à lui rejeté les plaintes du président de Foxconn en les disant basées sur un sentiment de frustration et d’inquiétude pour l’avenir de son pays. Selon lui, Terry Gou n’est pas le seul dans le monde des affaires à être préoccupé par le sort de l’île, mais « tous aiment Taïwan et continueront d’y investir ».