Le DPP n’est pas habilité à prendre une décision sur l’amnistie de l’ancien président Chen Shui-bian

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Le bureau de la présidence a souligné aujourd’hui que toute amnistie pour l’ancien président Chen Shui-bian (陳水扁) relève du pouvoir de la présidente et non d’un quelconque parti politique ou organisation civile. Le porte-parole du bureau de la présidence, Alex Huang (黃重諺), a affirmé que le gouvernement issu du DPP ne prendra pas de décision concernant cette amnistie en se basant sur l’opinion des membres du parti. Huang a déclaré que ce serait la présidente Tsai Ing-wen (蔡英文), qui est aussi la chef du DPP, qui déciderait s’il fallait ou non accorder un pardon à l’ancien président, en se basant sur les résultats des procédures légales plutôt que sur l’opinion des membres du DPP, même si le DPP est actuellement le parti au pouvoir.

Après la fin de son mandat présidentiel en 2008, l’ancien président Chen Shui-bian avait été condamné à 20 ans de prison pour cause de corruption. Il est à l’heure actuelle en liberté conditionnelle pour raison médicale.

La déclaration d’Alex Huang fait suite à la signature d’une pétition par les membres du DPP en exercice. D’après Hsiao Yung-ta (蕭永達), l’un des signataires de la pétition en faveur de l’amnistie de l’ancien président, et également conseiller municipal à Kaohsiung, il y aurait 505 signatures valides sur 591 représentants du DPP, ce qui représente environ 85% des membres du comité central du parti. Hsiao Yung-ta s’est dit confiant que l’ancien président serait amnistié, puisque le DPP est le parti au pouvoir et que d’après les signatures le parti semblait soutenir massivement le pardon. Il a expliqué le sentiment des signataires, qui estiment que la contribution de l’ancien président Chen Shui-bian pèse beaucoup plus que ces crimes.

En guise de réponse, le porte-parole de la présidence a déclaré que le gouvernement comprend l’opinion des pétitionnaires mais croit que tout le monde respectera le droit qu’a la présidente de prendre cette décision, comme il est statué dans la Constitution.