Les relations diplomatiques entre Taïwan et les Tuvalu ne subiront pas d’impact du dossier Ching-Fu

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La compagnie de construction navale Ching-fu qui souffre de problème financier sérieux est en ligne de mire à Taïwan.

 

En dehors des questions de paiement faits de manière précoce par la Marine taïwanaise, Ching-Fu Shipbuilding co. est également mis en cause pour son engagement de constructions d’un chalutier pour les Tuvalus.

L’entreprise taïwanaise avait acté une première coopération avec les Tuvalus en 2009 pour la construction d’un chalutier de plus de 15 millions de dollars américains. Les deux pays ont ensuite conclu un deuxième accord en 2012 pour un chalutier dont la livraison a été fixée pour 2015. Jusqu’à présent, Ching-fu a manqué à honorer son contrat auprès de l’allié taïwanais qui mise sur ces navires pour développer sa pêche en haute-mer.

Les responsables des Tuvalus se sont ainsi déplacés à Taïwan à ce sujet et les médias taïwanais craignent à présent d’éventuels impacts négatifs de ce dossier sur les liens diplomatiques bilatéraux.

 

Aujourd’hui, le porte-parole des affaires étrangères Andrew Lee (李憲章) a tenté de dissiper les doutes par la fermeté des relations officielles bilatérales : « A propos de ce genre d’incident, je peux vous assurer ici que les communications gouvernementales avec les Tuvalus sont fluides à tous les échelons. Nos relations diplomatiques ne subiront pas d’impact du dossier de Ching Fu, de la question du respect du contrat de construction et du transfert du navire. Au cas où le gouvernement des Tuvalus nécessite une assistance de la part du ministère des affaires étrangères, la diplomatie ne manquera pas d’agir et ne restera pas sans rien faire. »

 

La diplomatie estime que le contrat entre Ching-Fu hipbuilding co. relève d’un accord commercial qui ne doit pas avoir de portée sur les relations officielles.