Le Parlement Européen et les Etats-Unis appellent à la remise en liberté de Lee Ming-che

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Sept mois après la mise en détention de Lee Ming-che (李明哲), le tribunal populaire intermédiaire chinois de Yueyang dans la province de Hunan a tranché mardi dernier sur le dossier de ce militant taiwanais accusé de subversion contre le pouvoir de l’Etat. Suite à cette condamnation, Grace Choi, porte-parole du bureau des affaires de l’Orient et du Pacifique du département d’Etat américain, a fait part de sa déception. Elle a appelé Pékin à remettre le militant en liberté pour qu’il puisse rejoindre sa famille.

 

Côté européen, la sous-commission des droits de l’Homme du Parlement Européen a aussi exprimé sa profonde préoccupation à propos de ce dossier. Pier Antonio Panzeri, président de cette sous-commission et de la commission des affaires étrangères, a publié une déclaration mercredi dans laquelle il a affiché ses regrets quant au dénouement de cette affaire, contestant la justice chinoise dans le traitement de ce dossier. Il pense que Lee Ming-che a probablement été forcé à déclarer certains propos durant la procédure judiciaire qui n’aurait pas dû avoir lieu. Le parlementaire a affirmé que les activités conduites par Lee Ming-che étaient de caractère pacifiste et que sa liberté d’expression devait être respectée. Il a aussi appelé à la libération immédiate du militant taiwanais.