Le gouvernement défend le droit de visites familiales de Lee Ming-che

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Hier, la commission ministérielle des affaires continentales a tenu sa première conférence de presse après la condamnation du militant taiwanais Lee Ming-che (李明哲) en Chine. Les médias s’intéressaient particulièrement au droit de visites du condamné qui est placé en détension depuis mars dernier sans avoir revu sa famille dans son lieu de détention.

 

Chiu Chui-cheng (邱垂正), porte-parole de la commission, a précisé que les deux côtés du détroit de Taiwan n’appliquent pas les mêmes réglements quant aux visites familiales des prisonniers. A Taiwan, les visites sont possibles tous les jours ouvrables alors qu’en Chine, chaque détenu n’a droit qu’à une seule visite par mois pour une durée maximum de 30 minutes. Par ailleurs, la justice chinoise a fixé le nombre maximum de visiteurs à trois personnes. Face à ce problème, la commission s’engage pour aider à faciliter les visites familiales de Lee Ming-che.

 

Aujourd’hui, lors d’une réunion de la SEF, ou Fondation pour les échanges interdétroit, Tien Hung-mao (田弘茂), président de cet organisme officieux chargé des contacts directs avec les autorités chinoises, a appelé Pékin à rapatrier Lee Ming-che. « S’il peut revenir à Taiwan, ceci pourra aider à dissiper les ressentiments entre les deux populations mais aussi à favoriser le développement positif des relations interdétroit sur le long terme, » a-t-il avancé.