Kinmen décide un dépistage systématique des personnes en provenance de l’île principale de Taiwan

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Poste de dépistage rapide à l’aéroport de Kinmen (photo CNA)

Ce dimanche, les autorités locales de Kinmen ont annoncé que tous les occupants des avions en provenance de l’île principale de Taïwan devraient montrer une preuve de dépistage négatif datant de moins de trois jours avant leur venue sur l’île proche de la Chine à partir de ce 24 mai. Si les occupants n’en possèdent pas, les autorités de Kinmen imposeront un dépistage rapide à l’aéroport.
Les autorités de Kinmen avaient fait la demande à deux reprises de la mise en place de telles mesures pour leur île afin de les protéger d’une épidémie lors de réunions avec le Centre de commandement de lutte contre les épidémies (CECC). Le CECC avait répondu qu’ils ne pouvait pas faire une exception pour une seule île et qu’une telle décision doit être commune à toutes les îles annexes du territoire taïwanais. Le commandant adjoint du CECC, Chen Tsung-yen (陳宗彥), a expliqué durant la conférence de presse matinale dédiée aux décisions des autorités locales que cette décision sans l’accord du CECC était contraire à l’article 37 alinéa 3 de la loi de prévention épidémique. Cette loi dispose, entre autres, les autorités locales de suivre les directives du CECC et de ne pouvoir prendre des décisions de prévention épidémiques sans l’accord du CECC une fois qu’il est créé.

Cependant, il a tenu à dire qu’une mesure spécifique aux îles annexes du territoire taïwanais devait être étudiée : « Le CECC étudiera bien-sûr la situation pour ces 3 comtés. Comme je viens de l’expliquer, cela comprend par exemple leurs capacités médicales ou la situation locale de l’île de Taïwan. Nous ferons une étude d’ensemble et le CECC fera une norme commune à toutes ces îles. »

D’autre part, cet après-midi, le commandant en chef du CECC, Chen Shih-chung(陳時中), a expliqué que Kinmen avait fait cette demande à deux reprises lors de réunions dédiées aux demandes des autorités locales. Néanmoins, le fait qu’aucun cas ne se soit encore déclaré dans les îles annexes et la crainte que d’autres autorités locales n’emboîtent le pas pour prendre de telles mesures en perdant une cohérence et vision nationale de la situation avait mené le CECC, jusqu’à présent, à refuser la demande.

Source:RTI
Auteur:La Rédaction
RTI