Taiwan lance le projet de « l’arche de Noé » pour mieux péserver les espèces des rongeurs de laboratoire

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Le travail de cryopréservation (Photo fournie par le centre national des animaux de recherche)
  1. Avec la propagation de la pandémie de Covid-19, le télétravail et la suspension des recherches ont obligé les différents laboratoires dans le monde à réduire leur nombre de souris de laboratoire. Cette réduction passe soit par l’interdiction de la reproduction, le gel des achats ou même, en dernier recours, l’euthanasie des populations non essentielles.

Pour faire face à cette situation regrettable, le centre national des animaux de laboratoire a lancé en avril le projet spécial « arche de Noé » afin de préserver les « modèles » de souris les plus rares ou génétiquement complexes tout en proposant le service d’élevage des souris.

Chin Hsian-Jean (秦咸靜), directrice adjointe du centre national des souris de laboratoires, a indiqué que le centre de ressource de modèles des rongeurs dépendant du centre national des animaux de laboratoires collecte et conserve des embryons et du sperme de souris via la cryopréservation dans la nitrogène liquide. L’objectif de cette préservation est de faire perdurer les colonies assez uniques ou exceptionnelles à des fins de recherches scientifiques. Chin Hsian-Jean a indiqué que de nombreuses souris génétiquement modifées sont précieuses pour les recherches. Les souris fluorescentes par exemple ont des os fluorescents, ce qui facilite les recherches sur les os.

Le centre national des animaux de recherche a créé en 2009 le centre de ressources des modèles des rongeurs. Sa banque était la 19e au monde à être inscrite à l’International Mouse Strain Resource (IMSR) sur la préservation des souches de souris. Actuellement, le centre taiwanais propose 350 espèces spécifiques de souris développées par Taiwan. Et la banque dispose de plus de 600 000 embryons de souris des laboratoires répartis dans des centres de préservation à Tainan et Taipei.