La primatologue britannique Jane Goodall obtient le prix Tang pour le développement durable

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Jane Goodall (Image : aimable crédit de la Fondation du prix Tang)

A 86 ans et après 60 ans de recherche sur les primates, la Britannique Jane Goodall a obtenu le prix Tang pour le développement durable, un prix taïwanais décerné tous les deux ans depuis 2014 dans quatre domaines : développement durable, sciences biopharmaceutiques, sinologie et état de droit.

Le comité de sélection a nommé la lauréate de la 4ème édition du prix « pour ses découvertes révolutionnaires en primatologie, qui redéfinissent la relation entre l’homme et l’animal, et pour son dévouement sans égal, de toute une vie, à la préservation de l’environnement ».

Jane Goodall a commencé à étudier les primates en 1960 dans le Parc national de Gombe Stream, en Tanzanie. Elle a notamment découvert que les chimpanzés fabriquent et utilisent des outils, brisant le mythe selon lequel cette pratique était réservée à l’espèce humaine.

Au cours de sa carrière, elle a établi plusieurs institutions et programmes pour promouvoir l’étude de la vie sauvage et la protection de l’environnement, comme, le Centre de recherche de Gombe Stream en 1965, l’Institut Jane Goodall, qui dispose d’ailleurs d’une branche à Taïwan depuis 1998, en 1977, ou encore le programme Roots & Shoots en 1991.

Kelly Kok (郭雪貞), directrice de la branche taïwanaise de l’Institut, a précisé que Jane Goodall espérait pouvoir venir à Taïwan pour la cérémonie de remise des prix qui devrait avoir lieu, si la situation sanitaire le permet, la semaine du 20 septembre 2020 : « En fait, elle est déjà venue à Taïwan au moins 18 fois, donc nous avons aussi établi une branche de l’Institut à Taïwan, et commencé un travail de protection et d’éducation à l’environnement il y a déjà 20 ans de cela. C’est pourquoi Jane Goodall serait très contente de pouvoir venir à Taïwan pour le prix Tang : pour elle, c’est la reconnaissance du travail de toute une vie.»

Chaque lauréat du prix Tang recevra un prix en liquide de 40 millions de dollars taïwanais (environ 1,2 millions d’euros) ainsi qu’une bourse de recherche de 10 millions de dollars taïwanais (environ 300 000 euros).