Avec l’aide de la médecine traditionnelle, les patients du Covid-19 sont testés négatifs en 8 à 10 jours

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Image : YouTube nucleusmedicalmedia

L’Institut national de recherche sur la médecine chinoise, en collaboration avec l’Hôpital général des vétérans et l’Hôpital des trois armées, a conduit avec succès un traitement sur des patients atteints du Covid-19, basé à la fois sur la médecine chinoise et la médecine occidentale. A compter du 3 avril, l’institut de recherche dépendant du ministère de la Santé a traité 14 patients dans les deux établissements précédemment cités. 12 de ces 14 patients ont été testés trois fois négatifs au SARS-CoV-2 au bout de 8 à 10 jours de traitement. Les deux autres patients, dont le traitement a commencé plus tardivement, reçoivent toujours des soins. Ce traitement recourt à la médecine occidentale pour traiter les symptômes tandis que la médecine chinoise est utilisée pour éliminer le virus et stabiliser le système immunitaire. D’après les chercheurs, les patients traités n’ont pas subi d’effets secondaires tels que la dérégulation du système immunitaire.

Su Yi-Chang (蘇奕彰), directeur de l’Institut national de recherche sur la médecine chinoise a affirmé que le traitement selon la méthodologie de la médecine chinoise était efficace pour empêcher la protéine virale Spike (S) de s’attacher au récepteur ACE2 présent à la surface des cellules ; c’est-à-dire que certains composants utilisés dans la médecine chinoise parviennent à fusionner avec la protéine virale Spike pour empêcher le virus de s’attacher aux cellules humaines. Autrement dit, selon l’équipe, la protéine virale Spike peut être comparée à une clef qui ouvre la serrure (le récepteur ACE2) des cellules humaines pour permettre au virus de se répliquer, et certains éléments de la médecine chinoise peuvent bloquer la procédure d’ouverture du récepteur et donc la réplication du virus.

Su Yi-chang a indiqué que cette thérapie basée sur la médecine chinoise est non seulement capable d’éliminer le virus chez l’homme mais qu’elle évite également le déclenchement d’un orage cytokinique chez les patients gravement malades, tout en évitant la propagation du virus. Le directeur de l’Institut national de recherche sur la médecine chinoise estime que ce traitement a presque l’effet d’un vaccin. Le rapport, une fois rédigé, sera envoyé à des revues scientifiques internationales.

Etant donné que les médicaments chinois traditionnels sont administrés en fonction des caractéristiques de chaque patient, une posologie, comme il existe pour les médicaments occidentaux tels que le Remdesivir, n’est pas envisageable. L’équipe des rechercheurs s’est basée ainsi sur les données du traitement du SRAS en 2003 et sur les recherches internationales pour définir quatre types de médicaments en fonction du stade de la maladie. Le traitement peut d’ailleurs être ajusté en fonction de la mutation du virus.

Quant à l’utilisation de la médecine chinoise généralisée pour le traitement des patients, le Centre de commandement de lutte contre les épidémies indique que le tout dépendra du résultat des discussions au sein du groupe d’experts.

Chang Shan-Chwen (張上淳), responsable du groupe d’experts : « Chaque établissement médical est libre de choisir le traitement à appliquer. Quant à l’incorporation ou non de la médecine chinoise dans notre recommandation des soins cliniques, cela dépendra des discussions au sein de notre groupe d’experts. »