Point mort pour les négociations sur le deuxième rapatriement des Taiwanais en Chine

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Chen Ming-tung, président de la Commission des affaires continentales (photo : RTI)

Le bras de fer se poursuit entre Taipei et Pékin concerant un nouveau rapatriement des Taiwanais bloqués en Chine à cause de l’épidémie. Les deux côtés divergent sur le choix de la compagnie aérienne pour assumer la tâche. Taipei insiste pour que la compagnie taiwanaise China Airlines ramène ses ressortissants dans un charter alors que Pékin persiste dans sa position en faveur de la compagnie chinoise China Eastern. Impatients de la longue négociation, les expatriés taiwanais dans la province de Hubei, épicentre de l’épidémie, ont récemment adressé une lettre conjointe à la présidente Tsai Ing-wen (蔡英文), l’appelant à donner son feu vert à la proposition de Pékin.

Aujourd’hui, Chen Ming-tung (陳明通), président de la Commission ministérielle des affaires continentales, a réitéré la position ferme du gouvernement taiwanais en précisant que tous les préparatifs étaient faits et que l’avion de China Airlines pouvait décoller à tout moment. Selon le responsable des affaires chinoises, cette insistance est nécessaire afin d’éviter les incidents survenus lors du premier rapatriement.

Rappelons que lors du rapatriement du 3 février effectué par China Eastern, le autorités locales n’avaient pas respecté la liste de passagers établie par Taipei, et un patient contaminé par le nouveau coronavirus avait ainsi été admis à bord. Notons aussi que derrière cette insistance des deux rives du détroit sur le choix de compagnie aérienne à emprunter se cache l’enjeu de la souveraineté.