Le cas de Fu Kun-chi, « roi de Hualien », alimente la division au sein du KMT

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Le député Fu Kun-chi (傅崐萁) et sa femme Hsu Chen-wei (徐榛蔚), chef du comté de Hualien (Image : archive CNA)

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L’heure est toujours à la discorde au sein du Kuomintang (KMT) alors que le parti doit élire son nouveau président et comité central permanent le 7 mars prochain.

Après la cuisante défaite électorale du maire de Kaohsiung Han Kuo-yu (韓國愈) à l’élection présidentielle du 11 janvier dernier, le Parti nationaliste affiche une volonté de réforme, même si ses membres peinent encore à s’accorder sur la direction et la profondeur du changement.

Alors que la nouvelle session parlementaire a été inaugurée aujourd’hui, le comité central du parti tente de faire approuver la demande de retour de Fu Kun-chi (傅崐萁). Cet ancien chef de comté, qui a laissé sa place à sa femme via un divorce à l’amiable avant de purger une peine de prison pour corruption, est parvenu à entrer au Parlement en tant qu’indépendant lors des dernières élections législatives de janvier.

Le « roi de Hualien », comme il est surnommé dans les médias, est un atout que le comité central du parti ne voudrait ne passer pour rien au monde, et ce même s’il faut fermer les yeux sur un historique judiciaire peu glorieux. Mais cet élan de tolérance, perçu comme une compromission par certains, exaspère les membres du KMT qui craignent de décrédibiliser la réforme du parti, déjà mal amorcée…