La présidence défend la loi anti-infiltration

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Chen Chu, secrétaire générale du bureau présidentiel (CNA, archives)

Le groupe parlementaire du Parti démocrate progressiste (DPP) s’est fixé comme délai la date du 31 décembre pour voter le projet de loi anti-infiltration, qui a pour but principal de dissuader toute coopération entre les citoyens taiwanais et les autorités chinoises menaçant la sécurité nationale de Taiwan. Aux yeux de l’opposition pro-Chine, ce texte est une « loi quasi-martiale ».

Hier soir, lors d’une interview télévisée, Terry Gou (郭台銘), fondateur de Foxconn, a déclaré qu’il n’écartait pas la possibilité d’organiser une manifestation continue au Parlement, à l’instar du mouvement des Tournesols en mars et avril 2014.

Aujourd’hui, Chen Chu (陳菊), secrétaire générale de la présidence, s’est voulue rassurante. « La loi anti-infiltration ne vise que ceux qui sont malveillants envers Taiwan. Lisez bien le texte. La démocratie et la liberté sont les valeurs fondamentales du DPP, et nous ne trahirons jamais nos valeurs », a-t-elle affirmé. Pour sa part, le vice-Premier ministre Chen Chi-mai (陳其邁) a averti qu’en plus des intimidations militaires, la Chine cherchait aussi à s’infiltrer dans la vie des Taiwanais à tous les niveaux, tels que dans les formations politiques ou dans les temples.