Mandat d’arrêt lancé contre le président d’un parti pro-Pékin accusé de corruption

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(Image : CNA)

Le parquet de Kinmen a inculpé hier Huang Jung-chang (黃榮章) ainsi que six collaborateurs de son parti dans une affaire de corruption en vue de l’élection présidentielle de 2020.

Huang Jung-chang est le président du Parti rouge pour l’unification de la Chine, un parti politique pro-Chine militant pour l’unification de Taiwan à la Chine créé en juin de cette année. Le procureur du parquet de Kinmen a accusé Huang Jung-chang d’avoir tenté d’acheter des signatures en vue de participer à l’élection présidentielle de janvier 2020.

Pour s’enregistrer auprès de la commission électorale en tant que candidat présidentiel, Huang devait payer un million de dollars taiwanais, soit 29 600 euros, et récolter 280 384 signatures, soit 1,5 % de l’électorat, avant le 2 novembre.

Le procureur dit avoir découvert que Huang et ses collaborateurs, dont le vice-président du parti Lee Chin-tze (李金澤) , ont été surpris en train de tenter d’acheter des signatures d’étudiants via la plateforme en ligne Dcard à raison de 80 à 200 dollars taiwanais par signature (de 2,37 euros à 5,92 euros). Par ailleurs, la police a également saisi 3365 formulaires signés lors d’un raid.

Un mandat d’arrêt a été prononcé contre Huang Jung-chang pour corruption, qui a récemment fui le pays, tandis que ses collaborateurs ont été relâchés sous caution.