La formule un pays deux systèmes n’est plus qu’une coquille vide selon Su Jia-chyuan

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Les supporties pro-démocratie célèbrent la victoire des éléctions de novembre 2019 (Photo by Philip FONG / AFP)

Ce dimanche, jusque tard dans la soirée, près de trois millions de Hongkongais se sont rendus aux urnes pour élire les conseillers de disctrict. Cela représente 71% de la population électorale de Hong Kong, un record historique de participation des Hongkongais contre 47 % lors du même scrutin en 2015. Un large résultat en faveur des candidats pro-démocratie a donc retourné la tendance des dernières années lors des éléctions qui donnaient jusqu’alors toujours une large majorité aux pro-Pékin.

Ces élections, souvent négligées jusqu’alors pour leur faible impact politique, ont servi aux Hongkongais cette fois-ci pour s’exprimer sur leur sytème politique. Ce lundi matin, le président du Yuan législatif, Su Jia-chyuan (蘇嘉全) a fait une déclaration sur son compte facebook évoquant le résultat des éléctions. Selon lui, la formule d’« un pays, deux systèmes » n’existe plus que dans la forme, ce qu’on appellerait en français une coquille vide. Et cet élan vers la démocratie n’est que la première pierre de l’édifice démocratique à Hong Kong. A la fin de son message il rappelle qu’à l’approche des éléctions présidentielles taiwanaises, les influences pékinoises se font de plus en plus vives, faisant pression sur la démocratie taiwanaise, mais que Taiwan est l’indicateur de la démocratie dans le monde chinois.

La présidente taiwanaise, Tsai Ing-wen (蔡英文), a également réagi à ces résultats dans la journée de ce lundi : « Beaucoup de Hongkongais ont voté hier. Nous sommes ravis de voir les citoyens hongkongais exprimer leur opinion via un processus démocratique. Nous espérons également que le résultat de ces élections sera respecté et encore plus que Hong Kong puisse continuer son effort vers la démocratie.»

Rappelons que les démocrates à Hong Kong obtiennent avec cette élection 117 voix de plus aux 350 qu’ils possédaient déjà pour élire le chef exécutif sur le total des 1200 voix disponibles.