« Femmes de réconfort » taiwanaises et enjeux du devoir de mémoire : rencontre avec la Fondation Taipei Women’s Rescue (1)

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"ama" en robe de mariée (Image : Aimable crédit du Musée AMA et de la Taipei Women's Rescue Foundation)

Ce décryptage est le premier d’une série spéciale de deux épisodes consacrés aux « femmes de réconfort » taiwanaises, et au travail de la Fondation Taipei Women’s Rescue (婦女救援基金會) pour protéger leur mémoire et leurs droits. Il faut savoir que pendant la seconde guerre mondiale, environ 2000 filles et femmes taiwanaises, âgées entre 13 et 34 ans, ont été réduites en esclavage par l’armée japonaise, et forcées à avoir des relations sexuelles avec les militaires, sur le front ou à l’arrière.

Pour parler de ce sujet très délicat, RTI s’est rendu au Musée AMA (阿嬤家- 和平與女性人權館), dans le vieux quartier historique de Dadaocheng à Taipei, le premier musée consacré aux « femmes de réconfort » taiwanaises. Rencontre avec Fan Qing (范情), directrice de la Fondation à l’origine du musée.