La République tchèque rejette la demande d’extradition de criminels taiwanais vers la Chine

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Source : CNA

Le gouvernement tchèque a annoncé le 15 juillet la protection subsidiaire accordée aux huit suspects taiwanais impliqués dans des affaires d’arnaques téléphoniques. Cette mesure équivaut à rejeter la demande d’extradition de la Chine. Elle revient aussi à refuser la décision antérieure du tribunal de Prague qui avait accepté la demande d’extradition avec l’engagement de la Chine de garantir un « procès équitable » et « sans peine de mort » aux suspects. Une décision qui avait été validée par le tribunal de grande instance de Prague au milieu du mois de juin.

Le bénéfice de la protection subsidiaire peut être accordé à toute personne dont la situation ne répond pas à la définition du statut de réfugié mais pour laquelle il existe des motifs sérieux et avérés de croire qu’elle courrait dans son pays un risque réel de subir des atteintes graves comme la peine de mort ou la torture. Selon l’avocat de la défense, Miroslav Krutina, le gouvernement tchèque craignait que les suspects soient traités de manière inhumaine en Chine. Cependant, aucune annonce officielle du gouvernement n’a été émise. Le ministre de l’Intérieur tchèque, Jan Hamacek, a bien confirmé la protection subsidiaire mais n’a pas souhaité expliquer les raisons de ce choix en évoquant des « mesures administratives non publiques ».

Les suspects avaient été arrêtés suite à une notice rouge émise par l’Organisation internationale de police criminelle (INTERPOL). La police tchèque avait arrêté les huit Taiwanais à Pragues l’an dernier. Le gouvernement chinois les accuse de s’être fait passer pour des procureurs ou des policiers chinois et d’avoir escroqué par téléphone des Chinoises vivant en Australie.