Taiwan amende la loi pour dépénaliser l’exploitation forestière des aborigènes

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Les aborigènes plus libres à cueillir les herbes de leur culture (photo CNA)

Les commissions ministérielles de l’agriculture et des affaires aborigènes viennent de publier les « règles sur l’expoitation des produits forestiers des aborigènes selon leur coutume. »  A l’avenir les aborigènes ne seront plus obligés d’obtenir une autorisation pour la cueillette des légumes, des fruits ou des herbes sauvages dans des forêts nationales pour leur propre consommation.

Quant à l’abattage des arbres ou des bambous ainsi que d’autres plantes ou champignons protégés, les aborigènes bénéficient désormais d’une exploitation conditionnelle. Lin Hwa-Ching (林華慶), directeur du bureau des affaires forestières dépendant de la commission ministérielle de l’agriculture, a détaillé la mise en place de cette nouvelle règle : « Nous avons consulté des spécialistes de la culture aborigène et des représentants de la commission ministérielle de l’agriculture. La plupart des espèces protégées ne sont pas largement utilisées dans la vie quotidienne des Taiwanais. Par conséquent, la question de leur protection ne nuira pas à la renaissance culturelle des aborigènes que nous souhaitons voir. Nous listons par contre les plantes qui étaient plus concernées par l’abattage ou la ceuillette illégale dans le passé. »

Selon la nouvelle règle, pour les plantes à exploitation conditionnelle, une autorisation préalable est obligatoire. Les autorités qui délivreront cette autorisation informeront également les tribus ou groupes dans la même région pour éviter toute opposition.