Bilan à mi-chemin du rapport final de la commission pour la justice transitionnelle

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(Image : Photo d'archive RTI)

Il y a un an, la présidente Tsai Ing-wen, mettait en place cette commission pour établir la justice transitionnelle et pour clarifier les crimes commis durant le régime autoritaire entre le 15 août 1945 et le 6 Novembre 1992.
La commission étant créée pour deux ans, la présidente de la commission, Yang Cui (楊翠) a donc fait un bilan sur les avancements de sa mission aujourd’hui.

En un an, la commission a entre autres publié quatre listes de réhabilitation, collectionné des archives politiques, et réalisé un film documentaire sur la surveillance des campus de lycées et d’universités dans les années 80.

Yang Cui est également revenue aujourd’hui sur l’importance des archives pour rétablir la vérité historique et l’honneur des victimes politiques de la terreur blanche. Néanmoins, la collection des archives reste extrêmement difficile : « Certains organismes ne nous fournissent pas d’archives, d’autres nous les fournissent mais avec des passages noircis. Ce qui les rend illisibles. Par conséquent, nous continuons à négocier avec les différents organismes pourqu’ils comprennent l’importance de la justice transitionnelle. La première étape de la justice transitionnelle relève de la justice de l’histoire. Il nous faut clarifier la vérité historique. »

En un an la commission a collecté plus de 130000 documents dont 20000 pièces ont été transmises. Pour la deuxième année, la commission doit proposer des mesures pour collectionner des archives, lister des sites de crimes et supprimer les symboles de régime autoritaire.